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LES VINS DE BERGERAC
Le vignoble du Bergeracois a été développé beaucoup plus tôt que celui de la Gironde, mais il a connu d’importants reculs lorsque le port de La Rochelle a été fermé aux exportations à destination de l’Europe du Nord, et qu’ensuite le Bordelais, favorisé par d’importants privilèges fiscaux et douaniers, que lui accordait la Couronne d’Angleterre, a commencé à développer ses propres vignobles. Déjà au temps des romains, Bordeaux servait de centre de négoce pour les vins de la région. Puis, au fil du temps, ce port est devenu plus un handicap pour l’ensemble de l’arrière-pays qu’une ouverture sur le monde. Les habitants de Bordeaux arrivaient toujours à faire embarquer leurs vins avant ceux des autres régions. Certains vins, se transformaient en vinaigre avant même d’avoir pu être embarqués au printemps. Toutefois, les viticulteurs de Bergerac ont toujours réussi à trouver des débouchés pour commercialiser leurs vins. Au Moyen Age, les monastères avaient beaucoup développé le vignoble de la région, et les Hollandais commencèrent au XVIII siècle à s’intéresser à ces crus. Ils cherchaient des vins principalement pour la distillation ou des vins doux les plus concentrés possibles. C’est ainsi que le Bergeracois a permis de créer le Monbazillac, dont la renommée a été considérable à cette époque. Certes, les restrictions commerciales que Bordeaux avait installées pour se protéger n’existaient plus depuis plusieurs siècles, mais cette région, située le long de la Gironde avait acquis au fil du temps, un tel ascendant sur les marchés mondiaux, que toutes les autres régions viticoles de l’arrière-pays étaient lésées.
Quand on parle de Bergerac, on pense aux vins. Le Pécharmant qui couvre les coteaux au-dessus et à l’est de la ville. Le Monbazillac, au sud, à la fois ramassé et étalé autour de son château. Le Montravel qui suit la Dordogne, vers l’ouest, flirtant avec le délicieux château de Montaigne, s’étend jusqu’à Saint-Foy-la-Grande. Partout ailleurs, ce sont le Rosette, le Saussignac. Quoi de plus étrange que ville tout imprégnée des Cabernet, Merlot, Muscadelle, Sauvignon et Sémillon. Trois couleurs au drapeau accrochés : rouge, rosé, et blanc. Bergerac offre une longue et exaltant tradition du vin, des vins qui ont de l’histoire.
Quand on parle de Bergerac, on pense aux vins. Le Pécharmant qui couvre les coteaux au-dessus et à l’est de la ville. Le Monbazillac, au sud, à la fois ramassé et étalé autour de son château. Le Montravel qui suit la Dordogne, vers l’ouest, flirtant avec le délicieux château de Montaigne, s’étend jusqu’à Saint-Foy-la-Grande. Partout ailleurs, ce sont le Rosette, le Saussignac. Quoi de plus étrange que ville tout imprégnée des Cabernet, Merlot, Muscadelle, Sauvignon et Sémillon. Trois couleurs au drapeau accrochés : rouge, rosé, et blanc. Bergerac offre une longue et exaltant tradition du vin, des vins qui ont de l’histoire.
Henri III, roi d’Angleterre accordait volontiers des sauf-conduits pour se fournir en barrique de vins de Bergerac. Il en allait de même de Charles de Valois, le propre frère de Philippe Le Bel. Pour se distinguer, les vins de Bergerac disposèrent, dès le XIV siècle de l’autorisation exceptionnelle d’apposer un griffon et une tour sur les fûts, comme marque de reconnaissance. Rabelais cite les douceurs suaves des vins produits sur le terroir de Saussignac, Michel de Montaigne aimait les blancs de Montravel, Frédéric II de Prusse faisait venir de Monbazillac son vin préféré.
LA VILLE DE BERGERAC
Une ville, c’est bien sûr une histoire. Celle-ci échappe nullement à la règle. Dès 1254, sous l’autorité du Prince de Galles, futur Roi d’Angleterre, perpétués par Charles V, roi de France, les consuls de Bergerac se virent constituer une autorité incontestée sur la vinée. Ils fixaient la date des vendanges sans réserve. N’entraient dans la ville que les vins produits par les vignobles appartenant à des bourgeois, après dégustation et marquage. Bergerac est située au bord de la Dordogne, au centre d’une vallée fertile et riche. Si la cité ne date que du XI siècle, il est permis d’affirmer qu’elle fut précédée par des établissements plus anciens. On a retrouvé dans des fouilles des instruments gaulois, des médailles et des poteries de l’époque romaine qui montrent bien que Bergerac remonte aux premiers établissements gaulois. Les historiens rappellent cependant, que le premier seigneur de Bergerac fut Othon qui vivait au XI siècle. Bergerac changea bien souvent de maître. Des mains du Duc d’Aquitaine, elle passa au pouvoir de Louis VII.
En 1155, elle devint anglaise. Elle fut délivrée de cette domination étrangère par Louis le Lion, en 1224. Le Duc Richard la ravit au cours de la même année et elle fut conservée par les Anglais jusqu’en 1235. À dater de cette époque elle connut des alternatives de dépendances ou de liberté. En 1345, le Comte d’Erby s’en empara et Bergerac redevint anglaise. C’est à cette époque-là , qu’elle fut entourée d’une enceinte. Elle passera ultérieurement entre les mains du Comte de Lancastre, du Duc d’Anjou, des Anglais, de Charles V. En 1377, le Duc d’Anjou et du Guesclin s’en emparent. En 1435, les anglais la reconquirent. Charles VII la prit en 1442 et en 1452 elle fut enfin rattachée à la couronne de France. En 1621, Louis XIII s’empara de la ville et fit abattre les remparts. En, 1685, l’Edit de Nantes dispersa les réformés de Bergerac. Bergerac, tout au long de son histoire, a donné l’exemple d’un autre miracle, celui de survivre aux désastres, de surmonter les guerres et les pillages.
Bergerac c’est encore Cyrano ! Remercions Edmond Rostand d’avoir choisi ce lieu pour un personnage imaginaire au point qu’il est insultant que de ne pas lui reconnaître Bergerac comme lieu de naissance.
Le Bergeracois, bien qu’avoisinant Bordeaux, reste un territoire trop inexploré en matière de vin. Certaines appellations portent des noms connus mais combien de consommateurs seraient capables de citer un producteur, bon ou mauvais. Les vins rouges sérieux, profonds et sombres, riches et souvent assez tanniques de Pécharmant. Les rouges au fruité généreux de Bergerac. Les meilleurs vins blancs secs sont vifs, légers et acidulés. Quant aux blancs liquoreux de Monbazillac, d’une richesse surprenante, ils sont proches des sauternes fins.
Exceptionnel par sa richesse et sa variété, le terroir de Bergerac bénéficie de sols argilo-calcaires et graveleux. Son ensoleillement, son exposition et la douceur de son climat permettent de produire une belle diversité de vins de grande qualité. Les treize appellations qui en résultent offrent un tel choix de caractères et de saveurs qu’ils peuvent accompagner toute la gamme des instants gourmands, des plus décontractés aux plus raffinés.


